Qu'est-ce qu'un cosmétique ?

 

 

D é f i n i t i o n 

Un cosmétique correspond à toutes substances qu’on applique sur soi. Sur la peau, les cheveux, les ongles… Que ce soit un produit de beauté (crème de jour) ou un produit d’hygiène (shampooing).

Le cosmétique a pour but de modifier ou d’améliorer son apparence (dans la mesure du raisonnable par pitié) ou de se nettoyer.

 

Le cosmétique peut prendre différentes formes :  crèmes, gels, poudres, savons…

 

 

De quoi est-il composé ?

 

Techniquement il s’agit d’un mélange d’excipients, de principes actifs et d’additifs.

 

Les principes actifs sont les ingrédients qui agissent sur notre peau. En cosmétique "conventionnelle", ils ne représentent pas un apport important dans le produit. Cependant ils sont essentiels quant à l’efficacité du produit. En cosmétique "naturelle", l'éthique attachée à de tels produits induit une concentration plus importante d'actifs. 

Les principes actifs sont ceux sur laquelle l’attention marketing est le plus souvent portée. C’est pourquoi vous trouverez mentionné sur bons nombres de cosmétiques : « contient de l’acide hyaluronique », « enrichi en  vitamine E » … Même si ceux-ci ne représentent qu'à peine 1% du total des ingrédients du produit fini (ce qui est bien souvent le cas). 

 

Les excipients sont les ingrédients les plus présents. Ils peuvent représenter jusqu’à 80% du produit. Ils servent à transporter plus aisément les actifs au cœur de l’épiderme. L’eau (aqua) est le principal excipient contenu dans les cosmétiques, on trouve aussi l'alcool dénaturé (alcohol denat.) pour les produits désinfectants, antiseptiques...

En cosmétique naturelle, les excipients courants peuvent être les eaux florales (rosa damascena flower water pour l'eau florale de rose de Damas), les huiles végétales, les beurres végétaux (butyrospermum parkii butter pour le beurre de karité). En cosmétique conventionnelle, ce sont les silicones, les huiles minérales (paraffin, petrolatum) issues du raffinage ou de la distillation fractionnée de pétrole... 

 

 Les additifs comprennent les conservateurs (tocopherol pour la vitamine E, triclosan en conservateur synthétique), les colorants (CI 77288 pour le colorant vert synthétique, CI 75810 pour le colorant vert naturel, qui n'est rien d'autre que de la chlorophylle), les fragrances …

 

 

Quelle est la différence fondamentale entre un cosmétique conventionnel et un cosmétique naturel ?

 

Elles sont nombreuses !

 

1) Tout d’abord la qualité intrinsèque des ingrédients est incomparable. 

 

Un ingrédient végétal ou d’origine végétale est beaucoup plus assimilable par l’épiderme qu’un ingrédient synthétique. Là où il faut recourir à plusieurs subterfuges pour feindre l’efficacité avec un ingrédient synthétique, le naturel se suffit à lui-même.

 

C’est particulièrement le cas avec les silicones.

Agents de texture d’origine synthétique (dimethicone, cyclopentasiloxane qui – pour ce dernier – a été reconnu comme perturbateur endocrinien), ils apportent un coté glissant, doux au cosmétique.

On en retrouve dans les shampooings (démêlant), les crèmes (effet liftant et douceur) etc.

Mais les silicones ne pénètrent pas dans l’épiderme. Ils restent donc en surface et obstruent les pores de la peau, assèchent les cheveux.

 

Il faut donc coupler les silicones avec d’autres artifices afin de camoufler l’effet occlusif du produit. 

 

2) La multifonctionnalité de l'ingrédient varie du tout au tout.

Alors qu’un ingrédient synthétique a été créé pour répondre à un besoin en particulier (toucher soyeux des cheveux par exemple), l’ingrédient naturel est plus riche et possède donc plusieurs fonctions. 

 

Ainsi, une huile végétale dans un cosmétique naturel peut à la fois servir d’excipient (diffuser les actifs), d’actif en soi (richesse des propriétés : assouplissante, nutritive, anti-oxydante…) et même d’additif pour par exemple apporter une coloration au produit, une odeur particulière…

Idem pour l’huile essentielle d’abord utiliser en actif, mais aussi en tant qu’additif pour conserver, colorer ou parfumer…

 

Du fait des nombreuses fonctions attachées à l’ingrédient naturel, la liste des ingrédients sera réduite.

(Ce qui est une des méthodes utilisées le plus couramment pour faire le tri dans ses achats. Bien que facile à mettre en place, elle n’est pas la plus efficace !)

 

La concentration des ingrédients restante est donc plus importante, donc l’efficacité meilleure !

 

 

 

Et les cosmétiques solides ?

 

Le cosmétique solide le plus courant est bien évidemment le savon ! Fabriqué depuis des temps immémoriaux, il mériterait un article complètement dédié. Nous en reparlerons plus en détail. 

Les nouveaux cosmétiques solides sont les shampoings solides, mais aussi les dentifrices, les baumes ... 

 

Le zéro déchet

Leur particularité est qu'ils tendent vers le "zéro déchet" et surtout vers le "no plastic". 

La règlementation étant encore très floue concernant le vrac en cosmétique, il n'est pas possible de vous délivrer des produits sans emballage. Cependant ceux-ci peuvent être moins lourds, biodégradables, recyclables ou recyclés... Bref mieux pensés !

 

Vers une éthique plus responsable

Normalement les marques créatrices de produits solides sont soucieuses de leur impact environnemental. 

Les ingrédients utilisés sont bien souvent très qualitatifs, peu ou pas transformés. 

Evidemment cela semble logique quand on sait qu'un petit artisan n'a pas facilement accès (pour des raisons pratiques et de coût) aux ingrédients industriels distribués dans le réseau des grandes entreprises de la cosmétique. Il n'a d'ailleurs pas de réels intérêts à s'en procurer, puisque cela ferrait considérablement baisser sa valeur ajoutée et son vecteur de différenciation. 

 

Cependant, l'huile de palme par exemple, bien que controversée mais naturelle, reste très accessible aux petites entreprises et très peu onéreuse. 

 

Initialement, ce sont de petits artisans locaux, de petites entreprises ancrées dans leur territoire, proches de leur clientèle, transparentes sur les procédés de fabrication. Cependant au vu de l'intérêt croissant remporté par les cosmétiques solides, les grandes entreprises historiques du secteur de la cosmétique ce sont mises à lancer leur propre gamme solide. 

 

 

 

De l'importance du label ... ou pas !

 

La façon la plus simple pour repérer un cosmétique de qualité est de regarder s'il dispose d'un label. 

Effectivement les cahiers des charges des certifications européennes et françaises sont assez contraignants et obligent les entreprises a un véritable suivi de leur procédé. L'origine des ingrédients peut être analysé, leur méthode de production ou d'extraction, les différentes étapes de transformation jusqu'à la ligne marketing afin de s'assurer de ne pas induire le consommateur en erreur, en lui indiquant de fausses promesses, de faux résultats. 

 

La multitude des labels

Il existe plein de labels différents qui certifient chacun un ou des points distincts. Difficile de s'y retrouver si on ne s'est pas pencher sur le sujet. 

 

De la composition. Sachez aussi que l'eau (étant considérée comme excipient) n'est pas comptabilisée. Ainsi si vous avez un cosmétique composée de 70% d'eau, les labels analyseront seulement les 30% des ingrédients restants. Suivant le label, ils peuvent demander de 20 à 80% minimum d'ingrédients bio. Si on prend l'exemple d'un label moins contraignant, ça correspondrait à 20% des 30% analysés ... Je vous laisse le soin de calculer. Un autre produit, avec moins d'eau (disons 50%), mais composée de 80% d'ingrédients bio, obtiendra la même certification. 

Des animaux. Il est interdit, depuis 2004, en Union Européenne, de procéder à de la vivisection sur les produits cosmétiques finis. La faille résidait dans l'importation d'ingrédients cosmétiques synthétiques hors UE, qui eux, ont pu être testés sur animaux dans leur pays de fabrication, souvent à la demande d'industriels de la cosmétique européen. Mais depuis 2013, il est désormais interdit de les vendre au sein de l'UE ! Des labels garantissent une absence complète et totale de la vivisection, mais qui sont utiles réellement en dehors des frontières européennes désormais. 

 

 

L'origine des ingrédients ... Mais pas que !

Autant il est évident que l'origine des ingrédients soit observée, autant ce qu'il l'est moins, c'est avec quoi l'on désinfecte son plan de travail ! Et ce qui peut sembler être un détail pour beaucoup est en réalité un point pris en compte dans l'obtention d'un label. 

C'est un point très cohérent que d'analyser toutes les étapes de fabrication d'un produit, y compris les étapes parallèles comme le conditionnement, l'hygiène des locaux mais qui peut devenir absurde. Par exemple la désinfection de son lieu de travail avec un vinaigre blanc, n'est pas acceptée si le vinaigre blanc n'est pas lui-même certifié. Il faut donc se procurer un désinfectant de surface labellisé, plus cher (répercussion du coût, j'y viens) et de le commander via un fournisseur spécialisé (qui fournira les dossiers nécessaires) et tout ce que cela comporte. 

Le montage d'un dossier de certification est donc lourd et fastidieux, pas aisément accessible pour un artisan travaillant seul sur plusieurs fronts et qui devra forcément augmenter le coût de vente de son produit en conséquence. 

 

Mais aussi un label... ça coute cher !

Le point fatidique arrive ! Il faut débourser un petit budget pour acheter son label : analyse de marque, des ingrédients en "one shot" puis cotisation annuelle et coût des audits (généralement deux fois/an) etc. 

Alors oui les organismes de certification sont eux aussi des entreprises, ont des salariés, des coûts de fonctionnement, mais bien souvent les petits artisans ne peuvent/veulent investir dans la certification. 

 

Le but ici n'est pas de dénigrer les labels, qui ont participé grandement à la montée en qualité des cosmétiques, mais de démontrer qu'ils ne sont malheureusement pas la panacée et pas accessibles à tous, surtout aux petits artisans... Mais continuez tout de même de compter sur eux pour des produits cosmétiques vendus à grande échelle, de renommée mondiale etc. 

 

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